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Selon des chiffres de l’Inserm, un couple sur huit a des problèmes pour concevoir un enfant. Ces problèmes d’infertilité peuvent être du côté de l’homme ou de la femme. En fonction des causes de l’infertilité, plusieurs techniques médicales aidant à la procréation peuvent être utilisées, on parle de procréation médicale assistée (PMA).

Parmi ces techniques, la fécondation in vitro (FIV) et le transfert d’embryon congelé (TEC), dont nous allons vous expliquer tout ce qu’il faut savoir dans cet article.

La fécondation in vitro : c’est quoi ?

La fécondation in vitro ou la FIV est une pratique phare de la PMA. Il s’agit d’une technique de procréation médicalement assistée qui consiste à provoquer une fécondation, entre des spermatozoïdes et un ovocyte, à l’extérieur du corps de la femme, dans un laboratoire, c’est-à-dire, in vitro. Cette technique a pour objectif de surveiller in vitro la fécondation avant d’implanter par la suite un embryon (ou plus) dans l’utérus quelques jours après. En d’autres termes, la FIV consiste à reproduire au laboratoire ce qui se passe dans l’appareil génital de la femme et plus précisément dans les trompes, à savoir une fécondation et les premiers stades du développement de l’embryon.

Les types de FIV

Il existe deux types de FIV :

La FIV classique ou conventionnelle : il s’agit de mettre en contact des ovocytes et des spermatozoïdes traités au préalable dans un milieu nutritif et laisser le processus naturel de fécondation se réaliser, en dehors de l’organisme de la femme. Il s’agit d’une technique de référence pour les indications féminines.

La FIV avec ICSI : cette technique également appelée l’injection Intracytoplasmique de spermatozoïde consiste à injecter un spermatozoïde dans le cytoplasme d’un ovocyte mature à l’aide d’une micropipette. Il s’agit de la technique de référence pour les indications masculines. Elle est utilisée lorsqu’il y a oligospermie, c’est-à-dire, un très petit nombre de spermatozoïdes.

Les taux de réussite de la FIV qu’elle soit conventionnelle ou avec ICSI sont en règle générale les mêmes et estimés à 25% par cycle.

Quand avoir recours à la FIV ?

Après une évaluation de la fertilité de l’homme ou de la femme par le médecin et après une série de tests et d’analyses qui confirment le diagnostic d’infertilité, le médecin soigne d’abord cette infertilité pour permettre de récupérer une fertilité naturelle. Si malgré tous les efforts et les échecs d’autres techniques (insémination artificielle, stimulation de l’ovulation), la FIV est proposée au couple désireux de concevoir un enfant.

La fécondation in vitro est généralement proposée aux hommes et aux femmes ayant ces troubles :

  • Infertilité tubaire chez la femme : altération ou obstruction des trompes,
  • Infertilité masculine : altération de la qualité du sperme (comme par exemple l’oligospermie : nombre insuffisant de spermatozoïdes),
  • Endométriose de stade 3 ou 4 chez la femme ;
  • Infertilité d’origine inexpliquée (c’est le cas de 6% des FIV) ;
  • Echecs de traitements préalables (insémination artificielle ou stimulation de l’ovulation).

La FIV est également proposée pour les couples porteurs d’une anomalie génétique dans le but de sélectionner un embryon sain.

La FIV : aperçu sur le protocole et les étapes

Voici en résumé les différentes étapes de la fécondation in vitro :

Étape 1 : la stimulation ovarienne

Elle a pour but d’éviter la dégénérescence des follicules en les stimulant avec une dose de FSH. Le FSH est une hormone qui favorise le développement des follicules ainsi que leur maturation en grand nombre. Cette étape permet d’augmenter le nombre d’embryons disponibles.

Étape 2 : stimulation de l’ovulation et ponction

Permet de stimuler la maturation finale des follicules par l’injection d’une hormone, la hCG (hormone chorionique gonadotrope).

Étape 3 : prélèvement d’ovules

A 35 heures après injection de hCG, le prélèvement des ovules est réalisé. Cette intervention de courte durée (15 à 20 minutes) permet de collecter, dans un tube, les follicules contenant les ovules. Au cours de cette étape, on récupère généralement 8 à 10 ovules. L’intervention est réalisée sous anesthésie locale.

Étape 4 : recueil et préparation du sperme

Le sperme est récolté le jour même du prélèvement des ovules. Il est récolté après masturbation ou après une intervention au niveau des testicules ou de l’épididyme.

Étape 5 : fécondation des ovules

En fonction des indications, la fécondation in vitro peut se faire de façon conventionnelle ou avec ICSI.

Étape 6 : développement et transfert d’embryon

Une fois inséminés, les ovules sont mis dans un incubateur qui reproduit les mêmes conditions qu’au niveau des trompes. Un jour après le prélèvement, les ovules sont observés au microscope puis deux jours après pour évaluer le nombre des ovules fécondés et la qualité des embryons. Trois à six jours après le prélèvement des ovules, les embryons sont transférés dans l’utérus. Généralement, un seul embryon est transféré pour évier les grossesses multiples.

Test de grossesse

Environ 15 jours après le prélèvement, un test de grossesse est réalisé pour déterminer l’issue et le résultat de la FIV.

Lors d’une tentative de FIV, si le transfert d’embryons frais s’est soldé par un échec ou lorsque le couple ayant réussi à concevoir un enfant avec la FIV, désire un deuxième enfant, il existe une autre possibilité pour un nouveau transfert embryonnaire : le transfert d’embryon congelé, le TEC.

Qu’est-ce que le transfert d’embryon congelé, TEC ?

Au cours de la fécondation in vitro, le transfert d’embryon est une étape cruciale et importante, si ce n’est la plus grande étape du processus. Avant le développement du transfert d’embryon congelé (TEC), si le nombre d’embryons obtenus est élevé, en cas d’échec, il était nécessaire de les éliminer et de les abandonner.

Le TEC permet de stocker les embryons obtenus et inutilisés et de les congeler (cryoconservés) pour une durée indéterminée. Cette découverte a permis ainsi de réaliser des transferts d’embryon ultérieurs dans une procédure plus courte et plus simple qu’un transfert d’embryon frais.

Indications d’un transfert d’embryon congelé

Grâce à cette technique, tous les embryons sains peuvent être congelés et stockés pour une utilisation ultérieure, soit :

Pour réaliser un nouveau transfert si le premier s’est soldé par un échec ;
Pour être utilisé pour la conception d’un autre enfant si le premier a réussi.

  • Le TEC est indiqué pour les femmes ayant des altérations au niveau de l’utérus comme par exemple une hypoplasie ou une malformation de l’utérus.
  • De plus, ce TEC ouvre la voie aux dons d’embryons qui font aussi l’objet d’une congélation avec transfert.

Il est utile de souligner que le transfert d’embryon congelé donne des taux de réussite similaires à la fécondation in vitro par transfert d’embryons frais. Par ailleurs, mis à part le procédé de dévitrification qui accompagne le processus de décongélation, l’implantation est similaire qu’avec un embryon frais.

Les avantages du TEC

Le transfert d’embryons congelés offre plusieurs avantages par rapport au transfert d’embryon frais, parmi lesquels on peut citer :

Plus de chances de réussite : un plus grand nombre d’embryons suggère un plus grand nombre de tentatives et donc plus de chances de succès.

Moins couteux : car les frais des traitements hormonaux et des médicaments sont minimes par rapport à une FIV avec embryons frais.

Les cycles sont plus faciles à programmer.